Ryder Cup - Victoire sans suspense des Etats-Unis.

E.M. Pio-roda, PGA.com)
Bo Weekley, l’un des artisans de la victoire américaine (Photo: E.M. Pio-roda, PGA.com)

9 ans qu’ils attendaient ça ! Ramener la Ryder Cup outre-atlantique. Paul Azinger a fait la “Nick” à Faldo en remportant son pari d’aligner des débutants dans la moitié de son équipe.
Les joueurs de ”Zing” l’ont fait coupant court à tout suspens car les américains ont rapidement atteint les 14 1/2 points nécessaires à la victoire finale sur le parcours de Valhalla à Louisville.
Un premier point glané par un Anthony Kim survolté et porté par un public de yankees tout acquis à sa cause ne laissant aucune chance à Sergio Garcia passé complètement à côté de son simple. Les Européens sont pourtant revenus au score grâce d’une part à un Robert Karlsson impérial qui s’est largement imposé 5&3 face à Justin Leonard

Puis Justin Rose, d’autre part, ramenait lui aussi un point en faisant trébucher le grand Phil Mickelson 3&2. Ce qui ramenait l’Europe à 9 points contre 10 pour les Etats-Unis.

Hélas Paul Casey, pas au meilleur de sa forme, n’a pas pu faire mieux que partager la partie avec Hunter Mahan.

Et les parties suivantes ont fait penché la balance su côté des USA. Kenny Perry face à Henrik Stenson, 3&2. Bo Weekley, magistral, face à un Oliver Wilson qui n’a rien pu faire, 4&2. Un parcours qui a réussi également à JB Holmes, l’enfant du pays, du Kentucky, vainqueur de Soren Hansen 2&1. Les Etats-Unis menaient alors 13,5 à 9,5. Restait donc un seul petit point pour permettre aux américains de remporter cette Ryder Cup et laver ainsi l’affront d’être régulièrement battu par le vieux continent depuis 9 ans.

C’est Jim Furyk qui allait libérer son équipe en lui offrant ce point crucial. Sur le green du 17, l’américain menait déjà 2up face à Miguel Jimenez. L’espagnol ne pouvait espérer qu’un match nul au mieux. Pour cela il fallait un peu de réussite sur un putt qui a finalement refusé de rentrer dans la boîte pour maintenir le suspens plus longtemps. Alors Jimenez, élégamment, après son putt raté, a donné à Jim Furyk son dernier putt et ainsi le point nécessaire à la victoire finale saluée par une explosion de joie des joueurs et de leur capitaine qui se sont longuement étreints dans une ambiance digne d’un stade de foot ou de rugby.

Car cette victoire des golfeurs des USA est avant tout la victoire d’un peuple, d’un public qui a encouragé sans relâche son équipe durant 3 jours comme un véritable 13ème partenaire. Alors que les dernières parties, comme le veut la règle, finissaient leur parcours, à l’avantage pourtant des Européens. Mais les carottes étaient déjà cuites !

Au final les USA remportent largement cette Ryder Cup 16,5 à 11,5. Espérons que les Européens prendront leur revanche dans 2 ans sur le vieux continent cette fois, au Pays de Galles où se disputera la 38ème édition de cette Ryder Cup si magique.

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